07.06.2009
Cahier
Un cahier pour cacher au monde tout ce que j'aimerais cracher, pour écrire tout ce que je ne pourrais jamais dire. Un recueil pour y enterrer ces pensées insolentes. Un écueil pour naufrager ces idées harcelantes, lancinantes, qui me brûlent, me hantent, ces images sauvages qui s'articulent et me mentent.
Des pages, vierges encore de toute immondice, de toute frustration, de toute bassesse humaine. Ces pages innocentes que mon cerveau déflore comme par inadvertance. Des page violées par des monceaux d'insanités, par des flots de paroles jaillissants, par des flux insouciants qui se promènent et se démènent pour exploser à la face du monde.
Ces litres d'encre contenus, ces milliers de mots retenus... Ces quantités de noir qui submergent et noient ma pensée, la fracassent contre les parois de cette boîte trop petite pour contenir tout cela.
Des pages blanches...puis noires, mais toujours privées de sens.
Une retraite pour un instant choisi loin de tout, un repos pour se ressourcer, un repas pour se sustenter à l'appel de tous ces loups qui te guettent, te fêtent et se jettent au cou du sort. Un dépôt pour y entreposer tuiles et galères, les enfermer, les emprisonner. Une geôle afin de les laisser dépérir et moisir, de les voir s'amenuiser et se détruire à petit feu jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un tas de cendres, un tas de poussière, quelques tâches d'encre, indescriptibles, sur un papier de mauvaise qualité.
Ce cahier est un combat incessant avec moi-même, c'est l'envie que j'ai de vomir ce monde, c'est une lutte permanente où les traits de stylo remplacent les coups de poings, de pieds, de tête, de rage.
C'est une thérapie afin d'arrêter enfin de me mentir. C'est un exutoire à l'aide duquel je viderai la haine. C'est un exorcisme qui chassera mes démons par les larmes, les crachats, par tous les pores de ma peau et tous les orifices de mon corps, comme on se vide de sa vie en les gardant à l'intérieur.
Ce cahier est mon confesseur, mon ami, ma boîte de Pandore et le miroir de mon âme. Quiconque l'ouvrira pénètrera dans le plus important sanctuaire à mes yeux. Ce cahier est un gouffre où l'on peut jeter ce qui passe par la tête, certain que ça ne ressortira jamais.
Ce cahier, enfin, est une folie passagère de mon âme qui dégénère, c'est en même temps l'oreille la plus ouverte et la bouche la plus fermée de l'univers connu. C'est un secret, un point c'est tout.
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Post-mortem
Pas assez de pieuvres, d'arbres, de mots. Pas assez d'encre, de papier, de temps dans une vie humaine pour décrire cela. Pas assez d'espace pour l'écrire, d'yeux pour le lire, de voix pour le crier. Pas assez de larmes pour faire un océan du trou béant qu'il reste après.
Cela arrive comme ça n'arrive pas. Cela arrive vite, un flash, une explosion, le temps qu'on profite de la lumière et déjà surgissent les flammes, la fumée puis le bruit, assourdissant murmure autant que vacarme incessant. Une vague, un choc, une déferlante, et ensuite...
Rien. Rien qu'un voile devant le regard, une sourdine sur les oreilles, interminable. Rien qu'une sensation de plénitude, perdu au milieu du vide, comme en apesanteur, plus de liens, de fils qui rattachent à la vie (ou à autre chose). Même plus de gravité, sur terre ou dans le regard. Un calme... impressionnant contre lequel on ne peut rien.
Après l'explosion il y a le choc, après le choc le vide, puis les larmes et enfin... rien. Tout se passe dans l'éternité d'un mètre, dans l'infini d'une seconde, dans le maillage intersticiel de l'espace et du temps. Tout se passe comme si rien ne se passait. Le monde entier occulté par l'éclipse de la mort dans une nuit absurde, imprévue et infinie.
Puis l'éclipse s'éclipse et le soleil revient, la vie se remet en marche : les piétons, les photons... le mouvement recommence. Et moi, perdu au fin fond de mon être, observant à travers mon silence intérieur toutes ces choses qui se meuvent, je ne fais plus partie d'elles. Je suis observatrice, plongée dans un état catatonique, je tente de m'abreuver de ce spectacle sons et lumières, mais il me paraît tellement absurde à cette heure, tellement mécanique. On dirait une maquette avec des personnages réglés comme des horloges suisses, l'histoire écrite sur du papier à musique. Je ne fais plus partie de ce monde. J'ai assisté à un déraillement du système où toute la mécanique s'est arrêtée, et personne n'a rien vu, à part moi.
Mais la vie continue, la mienne et celles des autres. Et la mort continue aussi, à creuser ses sillons dans le coeur des gens, ou à leur faire goûter, dans la violence du malheur, dans l'éxagération d'une situation, à un instant d'éternité, un simple avant-goût de l'infini, ou juste l'impression d'être en vie.
11:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2009
Partir

Je suis fascinée par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.
Nul besoin de parler. C'est une question de regards, de poses. C'est comme une devinette, l'énigme la plus important de votre vie. Les gens vulgaires nomment cela l'érotisme, alors qu'il ne s'agit que de sincérité. Le monde peut s'écrouler, vous n'avez d'yeux que pour ces autres yeux. Au plus profond de vous-même, en cet instant, vous savez enfin.
Vous savez que vous pourriez partir tout de suite avec cet être avec qui vous n'avez pas échangé plus de trois phrases. "Partir" : le plus beau mot de la langue française. Vous savez que vous êtes prête à l'employer. "Partons.". "Un jour, nous prendrons des trains qui partent.".
Vos bagages sont faits, et vous savez que le passé n'est qu'un amas confus posé derrière vous qu'il faut tenter d'oublier, puisque vous êtes en train de naître. Vous savez que ce qui se passe est très grave, et vous ne faites rien pour freiner. Vous savez qu'il n'y a pas d'autre issue.
Vous savez que vous allez souffrir, que vous préféreriez l'éviter, qu'il faudrait raisonner, attendre, réfléchir, mais "Partir", "Partir !" est plus fort que tout.
Tout recommencer à zéro. La case "départ" promet tellement. C'est comme si on s'était jusque-là retenu de respirer sous l'eau, en apnée juvénile. La vie vous donne une seconde chance; l'histoire repasse les plats.
On pourrait croire que cette attirance est superficielle mais il n'y a rien de plus profond; on est prêt à tout; on accepte les défauts; on pardonne les imperfections; on les cherche même, avec émerveillement.
On n'est jamais attiré que par des faiblesses.
22:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.12.2008
"Parce q'un camélia peut changer le destin"
Morceaux choisis : L'élégance du hérisson de Muriel Barbery :
Une existence sans durée :
"A quoi sert l'Art ? A nous donner la brève mais fulgurante illusion du camélia, en ouvrant dans le temps une brèche émotionnelle qui semble irréductible à la logique animale. Comment naît l'Art ? Il s'accouche de la capacité qu'a l'esprit à sculpter le domaine sensoriel. Que fait l'Art pour nous ? Il met en forme et rend visibles nos émotions et, ce faisant, leur appose ce cachet d'éternité que portent toutes les oeuvres qui, au travers d'une forme particulière, savent incarner l'universalité des affects humains...
Le cachet de l'éternité...Quelle vie absente ces mets, ces coupes, ces tapis et ces verres suggèrent-ils à notre coeur ? Au-delà des bords du tableau, sans doute, le tumulte et l'ennui de la vie, cette incessante et vaine course harassée de projets --mais au-dedans, la plénitude d'un moment suspendu arraché au temps de la convoitise humaine. [...] Dans la scène muette, sans vie ni mouvement, s'incarne un temps excepté de projets, une perfection arrachée à la durée et à sa lasse avidité - un plaisir sans désir, une existence sans durée, une beauté sans volonté.
Car l'Art, c'est l'émotion sans le désir.
Sur ses épaules en nage :
" [...] Dehors, j'entends Léon qui gratte à la porte et miaule pour rentrer. Je me mets à pleurer doucement, lentement, avec dans la poitrine un camélia frémissant."
Dernière pensée profonde :
" [...] Car, pour vous, je traquerai désormais les toujours dans le jamais.
La beauté dans ce monde.

21:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.12.2008
Le ciel de nos mains
Tu pourras t’endormir et reprendre des deux mains le fil des souvenirs. Le recoudre sans fin dans l’espace qui s’étire.
J’ai pavé le chemin sur lequel tu avais autrefois glissé, sans que jamais mes bras ne puissent te rattraper.
Est-ce que tu te souviens, toi, du temps qu’on avait tissé, et des mots dans ma mémoire ?
Est-ce que sous tes paupières closes, dansent encore nos espoirs ?
Te souviens-tu des demains qu’on dessinait sur la plage de nos peaux, quand le soleil n’était plus là,
Rappelle-toi cette ligne qui se traçait de travers, à travers la paume de nos mains,
Et ce chemin sans pavé qui se perdait dans le lointain
Plus loin peut-être que nos yeux ne l’auraient cru…
Et cette pluie qui se brisait sur nos cils,
Quand la vie nous disait qu’il n’y en aurait peut-être qu’une
Et qu’alors, au dessus de nous, la voûte se faisait arc-en-ciel.
On a couru, t’en rappelles-tu ? On l’a cherché le pied de ce ciel,
On n’a trouvé que des doutes et des rêves de noël.
La pluie tombait et la neige fondait.
Qu’importait…On avait des projets et nos poches sans tune
On avait nos sentiers pour atteindre nos plages
Et nos regards pour créer nos mirages.
Et on avait ces rires encore, tu sais
Ces rires aux larmes, aux éclats,
Ceux de toujours, à jamais.
Mais ce « on » qui se dresse devant nos « je » qui s’inclinent
Marque ce « nous » en détresse face à ces fleurs assassines
Que pouvons-nous faire maintenant ?
Traquer les souvenirs, le temps ?
Moi, je m’en rappelle, tu sais, de nos rêves endiablés,
Et toi, t’en souviens-tu ?
Il paraît qu’il y a un royaume tout là-haut
Avec des princesses, et des crapauds
Tu y crois toi ? Dis-moi ? Tu y crois ?
Tu y crois à ce monde plus beau à ce monde où il fait plus chaud
A ce monde au milieu de nos bras
Enlacés, embrassés…
Dis-moi tu y crois encore
Aux châteaux en Espagne
Et ses vaisseaux aux voiles d’or
Dis-moi que tu y crois à cette mer d’huile
A ces vagues qui vaguent les flots de nos inutiles
Tu pourrais t’endormir, reprendre ma main, je ne dirais rien et tisser l’avenir,
L’embellir sans fin dans l’espace qui s’étire.
14:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Fantôme du passé
Embrasse-le pour moi. Je vis désormais dans un autre monde.
Je vis sur Terre. Ecoute ce silence, le tien, le mien. Cache tes secrets. Cache mes fleurs.
Ce n'est qu'une question de temps. Qu'une question de silence. Rien n'est facile. J'ai honte. Je veux juste rentrer.
Où est donc ce désert, ce coucher de soleil ? Où est ce lac, cette mer, cet océan ? J'ai longtemps contemplé. Et j'ai toujours cherché. Sans rien comprendre. Alors maintenant explique-moi.
Qui es-tu ?
Chacun pour soi poursuit sa nébuleuse.
Explique-moi tes dédales, avant que les temps ne se resserrent. Désolée.
Je suis la seule à avoir été moi.
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Attirée par les étoiles, on a envie de mourir, se laisser mourir sur une plage de disque, en attendant que la musique finisse. Comme avant, une couleur, rien qu'une, sur nos joues d'enfants. Quelques baisers, et toujours cette couleur, celle de l'azur, celle des astres.
Dessins dessinés à même nos corps, tatouages des âmes perdues.
Croyez-vous réellement que le vent les emportera ? Et la vie file, et les gens changent. Alors cette nuit là restera toujours la même, les yeux rivés sur le vide de quelques écrits, je m'emporte dans des rêves.
J'aurais préféré être un Albatros.
14:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
On regarde...
On regarde à longueur de journée nos enfants, ce qu'ils deviennent et ce qu'ils étaient.
Plus d'idées dans nos petites têtes, que des visages, des sentiments, un mal de crâne sans aspirine, du vent. On cherche désespérément un remède à cette maladie qu'est la vie sans réfléchir à ce que nous sommes. De l'or dans les yeux, un air de liberté pour deux. Un ciel plus étoilé que jamais pour une simple photographie de l'existence sans but. Du noir en cadeau pour une tristesse en fardeau. Une peur qui ne devrait pas exister et un amour qui devrait être inventé. Nous n'avons comme seul dessein que de finir comme des amants, posés sur le banc de l'éternité. J'aurais voulu être là pour te voir, j'aurais voulu encore te revoir. Je ne pense qu'à rester simple, rester cette fille sans cœur, bercée par le noir, bercée par ton sourire qui me fait écrire. A présent tout est flou, nous le sommes tous, et eux, ils nous regardent. J'ai décidé de ne plus décéder pour un autre.
J'irai tuer sous vos yeux hagards, ces démons qui me disent tous leurs maux.
Jolie mélodie pour une écervelée me direz-vous.
14:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Foule
Une foule de sentiments comme une foule de gens.
Je remonte l'allée et je pense à toi et elle, comme tombée du ciel. Je m'en irai poser tous tes portraits sur toutes les orchidées, et j'écrirai notre histoire sur quelques bouts de papier. Je finirai ma journée comme toutes les autres journées, en regardant le ciel, tel que tu me l'avais dessiné. Toujours cette poésie qui lasse le dernier venu, et qui a déjà euthanasié le premier. Simple jeune fille, j'ai les yeux qui brillent et j'écris pour ne pas crier. J'avais des rêves pourtant, comme terminer mon enfance à 40 ans, devenir scénariste, donner un sens à l'existence, trouver l'homme idéal, voir la vie en rose, avoir envie d'autre chose. Devenir un idéal pour regarder les quelques étoiles, en ta compagnie. Voilà qui me reprend, je parle comme dans les rêves, comme une dérangée névrosée qui voudrait être écoutée.
Chaque phrase est pesée, chaque phrase doit donner un sens à mes écrits. Il y a bien plus derrière un mot, que le mot lui-même. Mes baisers sont loin. Accumulés sur ces plages, je les ai oubliés après avoir tant espéré.
Alors encore et encore je remarque que mes baisers se sont envolés et se sont perdus à mille lieux, sans espoir d'être retrouvés. Je réside dans ce labyrinthe égaré qui me force à ne plus aimer, qui me force à oublier.
14:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.06.2008
Un être qui a compté comptera toujours.

Encore du temps à perdre, à écrire son temps. Et puisque le vent tourne et que les étoiles tombent, mon désir d'exil fléchit devant la vie.
Des codes, des chiffres, des utopies, des rêves, et l'enfance qui s'en va. Une réalité, la notre, qui nous emmène loin de nos songes, près du carcan des jours heureux.
La fuite comme seule inspiration, pour fuir le temps, fuir les gens et le cloisonnement. Dire à quelqu’un que c’est terminé, c’est laid et faux. Ce n’est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu’un, comment douter de sa présence en soi ?
Un être qui a compté compte toujours.
Bref, tout n'aura été qu'un amalgame de mots, de phrases, de termes en tout genres, et en tout sens, tout en pensant au temps qui passe et qui nous change. L'imagination me manque comme la tendresse du monde, comme ces personnes. C'est tout pour aujourd'hui et demain ça sera pareil.
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17.05.2008
Récit d'un rêve
L'Aube.
Les persiennes filtrent la lumière du jour. Douceur. Un léger picotement dans la nuque, la chaleur paisible de l'éveil, parfum de nuit posé sur des rêveries persistantes. Puis vient l'odeur du café. Le frisson des pas sur le carrelage glacé. Un mot, peut-être, aussitôt oublié. Le plissement des yeux fuyant l'éclat d'aurore.
Une jeune fille debout dans le miroir qui ne me rappelle rien. Une ombre. Bouffée des chaleurs nocturnes qui reparaissent lentement. L'éveil progressif des sens à la perception des millions de spectacles du jour.
La rose ouverte absorbe le soleil. Clarté. Un oiseau, mais qui ne chante pas. Peut-être qu'il ne vole pas. Le ciel est trop imprécis. Doute.
Puis revient le miroir. Ou est-ce un retour au miroir ? Une forme, un reflet flou. La lumière toujours présente, mais elle n'éclaire pas. Il fait très sombre, pourtant l'oeil voit.
Elle ! La jeune fille dans le miroir qui ne rappelle rien. Sauf peut-être qu'elle est. Elle ne rappelle rien... Elle ne rappelle rien sauf peut-être... peut-être est-elle. Elle est.
J'y suis !
Réveil. Hurlement strident dans la nuit toujours pleine. Brasier de la lampe au chevet. Rudesse.
Un léger picotement dans la nuque...
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07.12.2007
Arthur
Tu es alors capable de continuer. Une part de toi s'occupe des autres, des relations sociales, de l'intendance, en somme...
Tandis que l'autre habite ton lopin d'enfer soigneusement privé, à l'abri des regards.
C'est pour ça que tu es toi, que tu me ressembles et que je t'aime vraiment beaucoup.

VIVE JORDIE !
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05.11.2007
Café NOIR - Ses yeux noirs ont lancés de l'agressivité

C'est L'histoire d'une seconde qui meurt, fragile, le coeur embarqué dans une aventure et perdue parmis toutes ces minutes.
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01.11.2007
Hiver...photo d'un été
Et en même temps, cette douce euphorie, ce froid vivifiant, cette chance infatiguable. Comme si, la nature, désormais nue, se pliait, se voutait pour satisfaire mes désirs, même ceux que je n'avais pas encore fait naître.
Belle anticipation.
Mais oui, l'hiver, le froid, ces ombres qui se chevauchent et s'entrechoquent, enmitoufflés dans ces fourrures, mais oui, le souffle et la nuit dans un froid apaisant. L'hiver, ou cette douce analgésie. C'est magnifique.
C'est drôle ce vide. Comme si en si peu de mois, je m'étais dégonflée. Finalement, je ne suis porteuse de rien. Mon corps est rempli d'illusions. La matière est absente. Je suis ridicule. J'ai une envie de décimer ce que j'ai construit. Pour la haine de ne pouvoir offrir plus. D'avoir perdu un certain éclairage. D'être bredouille face à vos attentes. Mais je n'ai jamais écris que du vent. C'est le jargon qui m'a sauvée. Le néant. J'ai écris le néant. Joli paradoxe. Ecrire l'infini. Il y a trop d'incohérences dans ce monde, c'est fou. C'est fou aussi, comme ça me détruit de voir les gens dans leur moule, dans ce moule qui leur colle à la peau tel une ombre. Comme les gens sont prévisibles. Comme ils vont se dire que je suis futile, juste parce que j'aurais écris un article comme celui-ci. Comme c'est beau de déballer des flots de mots sans se soucier de leur portée. Comme c'est bon de laisser couler nos velleités.
Moi, je ne comprends pas le monde.
(

22:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.10.2007
Grenadine...
J'aurais voulue faire mon meilleur poème, ici même, sur des airs de jazz. Créer de mes mains, l'oeuvre la plus folle, comme la plus belle. Un truc à consommer à même le bar des plaisirs, quelque chose qui se fume comme une malboro, dans ce monde de distances.
Ce monde où tout le monde part, en espérant revenir plus grand. Mais personne ne change réellement. Maintenant, tout est devenu dimanche et moi aussi j'ai le coeur grenadine.
Laissant sur une planisphère ceux que j'aime, je voudrais tant, être avec lui, ou plutôt j'essaye.
Il me suffirait de quelques étoiles pour construire un pont, rien qu'un pont, entre nous deux. On se retrouvera heureux.
Puis bercée par la musique, tout m'échappe, et je n'ai plus envie d'écrire. Je veux juste partir, loin de tout ça.
Pourquoi pas, puisqu'il me semble que je n'ai jamais rien vu du monde, même après avoir dansé sous les étoiles, même après avoir vu tant de paysages, tout ça n'a été qu'une part de rêve, servie par les autres.
Sous le soleil exactement, je passerais mes journées à dormir, mais pour cela, il faudra que mes nuits soient plaisirs.
Je commencerais donc, par me promener sur les sommets, mieux toucher le ciel, sentir les nuages sur mon visage.
Cachée derrière un brin d'herbe fou, je te regarderais, pour que tu ne sois jamais loin de moi, et je finirais par t'écrire les mots les plus doux.
On se retrouvera heureux, je te le promets.
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03.10.2007
Enfance

Au delà des étoiles, au delà de l'espace, guetter un signe dans la longue nuit. Enfants, enfants balladez vous tant qu'il en est encore temps, la fin vous rattrapera.
Plus rien, jamais comme avant, un éphémère univers aux douces mélodies. Et l'hiver qui se fini. Puis un piano résonnant dans la clairière, traversant au gré du vent des sommets, pour atteindre des idées légères. Une certaine fatalité de la vie sans cadeaux.
Et non, je veux vivre, je veux rire, mais jamais plus comme avant je serais. J'aurais aimé, détésté, mais plus jamais comme cela je serais.
Oh doux univers, si infini, au bout de tes limites j'irais.
Enfants, balladez vous main dans la main, profitez de votre innocence et récitez les dernières comptines d'un autre été. Un été loin. Au delà des étoiles et de l'espace, j'aurais rêvé le temps d'un instant. J'aurais voyagé pour un moment.
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24.09.2007
Writting
Evidemment...
Ca ne fait pas beaucoup

Ce sont ces petits riens, que j'ai mis bout à bout.
Ces petits riens...
Qui me venaient de vous
Quand le temps se fait vieux les miroirs se souviennent toujours un peu...
19:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
...

Quand la mort vous envahie ou celle des autres, vous n'avez d'autre choix que de fuir. Fuir ces images qui vous collent à la peau comme un mauvais souvenir.
Devenir l'inestimable, pour mieux vaincre la dépendance à la vie, c'est aussi entreprendre ce qu'on a décidé d'être. Il suffirait de comprendre la nature humaine pour mieux envisager notre fin. Ce qui va suivre nous appartiens tous. Le monopole d'une seule vie se voudrait être celui de tous. L'homme, malheuresement, se sépare trop vite, deviens un membre de la société dans un monde à la Faust où le temps ne cesse de filer.
Nous sommes les nouveaux explorateurs, à la base d'une création, plus destructrice que jamais.
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Héroine heureuse ?
Il y avait là une dame, asise au bord de mer, avec pour seul toît, le ciel et les étoiles.
Une héroïne heureuse qui construisait des châteaux de sables, avant que la mer ne les fasses disparaître. Une héroïne qui prenait un vague plaisir à admirer la pluie pendant que la vie des autres reprenait son cours. Seules les montagnes osait lui dire je t'aime, seule la mer pouvait la regarder comme personne. Mais c'est à des milliers de kilomètres, que elle et ses châteaux de sables ont disparus, emporté par le courant, par les sentiments. Emportée par un lot de questions, elle s'est toujours demandée si les rêves valaient mieux que la réalité, si ils valaient la peine d'être vécu pour si peu, si peu de temps passé ici bas. L'esprit vide de sens, à force de verser trop de larmes dans son sommeil, elle a fini par se noyer dans ses draps.
Elle a fini par avouer qu'elle n'était pas cette héroïne heureuse...
19:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le passé....

19:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Revêries....

18:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.09.2007
Again..and again

17:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






































