19.09.2007
Again..and again
C'est aussi étrange que ça. Aussi étrange que ces putains de gens qui croient en leur liberté. Ce peu de réconfort enfermé dans leurs esprits, ce pseudo sentiment de toute puissance. Maîtres de tous les maux, résignés à la soumission, à la dictature et à l'esclavage, ils vouent leurs vies à la divine comédie qu'est leur monde. Ils vouent trop de choses, sans avouer vivre.
Ils ne vivent plus leurs rêves. Ils ne sont pas libres et ne l'ont jamais été. En tout cas pas ici.

17:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







































Commentaires
« Il me suffirait de quelques étoiles pour construire un pont », ce pont tu le construis étoile après étoile. « Marcher vers l'infini. Rêver sur une plage, rêver de choses immortelles et sans sens » voilà le but ultime de ma vie aussi, sans sens mais avec sang, sans cesse avec sanglots mais sans cesse avec saveur, sans savoir mais saveur. « Moi, je ne comprends pas le monde » hélas si un peu trop, dans ses secrets, dans ses méandres, dans ses beautés, dans ses entrailles même. Les poètes sont des voyants. Ils décalquent l’invisible même. « J'aurais voulu faire mon meilleur poème" » c'est parce qu'il est toujours devant soi, qu'il reste à écrire que l'on avance. Et on peut avancer loin. « Pourquoi pas, puisqu'il me semble que je n'ai jamais rien vu du monde, même après avoir dansé sous les étoiles, même après avoir vu tant de paysages », les vraies étoiles, celles de la danse, les vrais paysages, ceux de la danse c'est pour bientôt et là le monde tu l'auras vu de tout près, saisi ses tremblements et embrassé ses yeux nouveaux, sans te « cacher derrière un brin d'herbe fou », à la limite derrière quelques coquelicots, comme ça en pleine lumière, en plein être. « Je commencerai donc, par me promener sur les sommets, mieux toucher le ciel, sentir les nuages sur mon visage » Et les nuages et ton visage ne feront plus qu'un mais cela, ça arrive souvent. Pour ceux qui savent y voir. Moi je le vois sans cesse. Tu en es embrumée. « Quand la mort vous envahit ou celle des autres, vous n'avez d'autre choix que de fuir » ou alors non, de vous retourner et de lui coller à la gueule vos nuages, vos danses, vos étoiles et surtout tous les ponts que vous avez construits avec. Et si elle est toujours là alors lui sourire et lui dire qu’on a encore trop de choses à faire. Elle comprendra si elle n’est pas sourde. Il suffira de lui brandir les coquelicots elle comprendra. Et c’est elle qui va fuir. « Entreprendre ce qu'on a décidé d'être » voilà le plus grand héroïsme moderne. « Alors je prie pour que tout reste intact. » oui cela reste intact surtout si la fougue d'être toujours plus soi même s'y mêle, c'est intact mais de plus en plus profond. Donc pas tout à fait intact. Le même dans le différent, voilà le paradoxe de l’être en soi. « On dit que les paroles s'envolent mais les cris restent ! » alors même si je mets des ailes à tous tes mots pour qu'ils s'envolent, ce n'est pas pour les perdre et te les voler, mais les faire voler, tu n'en auras plus besoin de ces cris, il y aura les ponts d'étoiles et puis les chaussures pour marcher et enfin les mains tendues qui sortent de terre pour se dire que la renaissance est à portée de mains. Redonner la vie à quelqu'un c'est tout simplement crier, et pourvu que ces cris restent, « Et non, je veux vivre, je veux rire, mais jamais plus comme avant je serai. » Finalement alors, rien ne reste intact, les nuages passent et nous dansons déjà sur les ponts d'étoiles sous la pluie, pour ne pas rester intacts, nous ne l’avons pas été dans la vie, intacts. « Tout le monde part, en espérant revenir plus grand » mais sur les ponts c'est vraiment possible. Et quand on a tiré la main de quelqu'un sous terre et que ce quelqu'un respire à nouveau, alors les deux mains appartiennent à deux personnes plus grandes. Pas grandes dans le sens plus jamais enfant mais adulte. Non. Plus grandes dans le sens leur visage se confond enfin avec les nuages - ça c'est être grand. Très grand. Si des gens veulent être petits « je ferai le contraire ».
Ecrit par : Céline | 12.05.2008
Ecrire un commentaire