25.10.2007

Grenadine...

e8afc02cec385e34bc4762110ade760c.jpgJ'aurais voulue faire mon meilleur poème, ici même, sur des airs de jazz. Créer de mes mains, l'oeuvre la plus folle, comme la plus belle. Un truc à consommer à même le bar des plaisirs, quelque chose qui se fume comme une malboro, dans ce monde de distances.
Ce monde où tout le monde part, en espérant revenir plus grand. Mais personne ne change réellement. Maintenant, tout est devenu dimanche et moi aussi j'ai le coeur grenadine.
Laissant sur une planisphère ceux que j'aime, je voudrais tant, être avec lui, ou plutôt j'essaye.
Il me suffirait de quelques étoiles pour construire un pont, rien qu'un pont, entre nous deux. On se retrouvera heureux.
Puis bercée par la musique, tout m'échappe, et je n'ai plus envie d'écrire. Je veux juste partir, loin de tout ça.
Pourquoi pas, puisqu'il me semble que je n'ai jamais rien vu du monde, même après avoir dansé sous les étoiles, même après avoir vu tant de paysages, tout ça n'a été qu'une part de rêve, servie par les autres.
Sous le soleil exactement, je passerais mes journées à dormir, mais pour cela, il faudra que mes nuits soient plaisirs.
Je commencerais donc, par me promener sur les sommets, mieux toucher le ciel, sentir les nuages sur mon visage.
Cachée derrière un brin d'herbe fou, je te regarderais, pour que tu ne sois jamais loin de moi, et je finirais par t'écrire les mots les plus doux.


On se retrouvera heureux, je te le promets.

Je reviendrais lorsque j'aurais mis ma mélancolie de côté, aurevoir

03.10.2007

Enfance

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Qui n'a jamais rêvé ? Qui n'a jamais rêvé de voir réellement le monde ?
Au delà des étoiles, au delà de l'espace, guetter un signe dans la longue nuit. Enfants, enfants   balladez vous   tant qu'il en est encore temps, la fin vous rattrapera.
Plus rien, jamais comme avant, un éphémère univers aux douces mélodies. Et l'hiver qui se fini. Puis un piano résonnant dans la clairière, traversant au gré du vent des sommets, pour atteindre des idées légères. Une certaine fatalité de la vie sans cadeaux.
Et non, je veux vivre, je veux rire, mais jamais plus comme avant je serais. J'aurais aimé, détésté, mais plus jamais comme cela je serais.
Oh doux univers, si infini, au bout de tes limites j'irais.
Enfants, balladez vous main dans la main, profitez de votre innocence et récitez les dernières comptines d'un autre été. Un été loin. Au delà des étoiles et de l'espace, j'aurais rêvé le temps d'un instant. J'aurais voyagé pour un moment.