05.11.2007

Café NOIR - Ses yeux noirs ont lancés de l'agressivité

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Penser à soi-même, ne penser que par soi, créer des choses, exprimer son monde et immortaliser un instant. Croire ou non à ce qui n'existe pas, courir après le vide, marcher vers l'infini. Rêver sur une plage, rêver de choses immortelles et sans sens. Attendre que la vie passe, voir défiler les amis, les amours et les emmerdes. Regarder tout ça à des kilomètres d'ici et se dire que l'unique solution est la solitude permanente, le désir de vouloir s'attacher, le désir d'une passion, déssinée par la cruauté, par la haine, par l'amour et par les hommes. Lessivé de trop voir, de tout voir, de tout comprendre à force de le vouloir, il n'y a plus de sentiment qui prime. Quand je serais KO, j'irais voir mon amant, mon avion, mes drogues, mes moutons. J'irais me ballader, attiré par les étoiles, attiré par le vide comme une flamme.

C'est L'histoire d'une seconde qui meurt, fragile, le coeur embarqué dans une aventure et perdue parmis toutes ces minutes.

01.11.2007

Hiver...photo d'un été

Devant cette nature impétueuse, se laisser refroidir, succomber aux forces qui nous dépassent, à nos comportements ahurissants. Tout ce qui nous dépasse et que l'on regarde d'en bas. Pouffer, soupirer. Et ce passé, qui nous étrangle, que l'on n'est plus à même de réduire, d'anéantir.
Et en même temps, cette douce euphorie, ce froid vivifiant, cette chance infatiguable. Comme si, la nature, désormais nue, se pliait, se voutait pour satisfaire mes désirs, même ceux que je n'avais pas encore fait naître.
Belle anticipation.
Mais oui, l'hiver, le froid, ces ombres qui se chevauchent et s'entrechoquent, enmitoufflés dans ces fourrures, mais oui, le souffle et la nuit dans un froid apaisant. L'hiver, ou cette douce analgésie. C'est magnifique.

C'est drôle ce vide. Comme si en si peu de mois, je m'étais dégonflée. Finalement, je ne suis porteuse de rien. Mon corps est rempli d'illusions. La matière est absente. Je suis ridicule. J'ai une envie de décimer ce que j'ai construit. Pour la haine de ne pouvoir offrir plus. D'avoir perdu un certain éclairage. D'être bredouille face à vos attentes. Mais je n'ai jamais écris que du vent. C'est le jargon qui m'a sauvée. Le néant. J'ai écris le néant. Joli paradoxe. Ecrire l'infini. Il y a trop d'incohérences dans ce monde, c'est fou. C'est fou aussi, comme ça me détruit de voir les gens dans leur moule, dans ce moule qui leur colle à la peau tel une ombre. Comme les gens sont prévisibles. Comme ils vont se dire que je suis futile, juste parce que j'aurais écris un article comme celui-ci. Comme c'est beau de déballer des flots de mots sans se soucier de leur portée. Comme c'est bon de laisser couler nos velleités. 

Moi, je ne comprends pas le monde.

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