03.12.2008
Foule
Une foule de sentiments comme une foule de gens.
Je remonte l'allée et je pense à toi et elle, comme tombée du ciel. Je m'en irai poser tous tes portraits sur toutes les orchidées, et j'écrirai notre histoire sur quelques bouts de papier. Je finirai ma journée comme toutes les autres journées, en regardant le ciel, tel que tu me l'avais dessiné. Toujours cette poésie qui lasse le dernier venu, et qui a déjà euthanasié le premier. Simple jeune fille, j'ai les yeux qui brillent et j'écris pour ne pas crier. J'avais des rêves pourtant, comme terminer mon enfance à 40 ans, devenir scénariste, donner un sens à l'existence, trouver l'homme idéal, voir la vie en rose, avoir envie d'autre chose. Devenir un idéal pour regarder les quelques étoiles, en ta compagnie. Voilà qui me reprend, je parle comme dans les rêves, comme une dérangée névrosée qui voudrait être écoutée.
Chaque phrase est pesée, chaque phrase doit donner un sens à mes écrits. Il y a bien plus derrière un mot, que le mot lui-même. Mes baisers sont loin. Accumulés sur ces plages, je les ai oubliés après avoir tant espéré.
Alors encore et encore je remarque que mes baisers se sont envolés et se sont perdus à mille lieux, sans espoir d'être retrouvés. Je réside dans ce labyrinthe égaré qui me force à ne plus aimer, qui me force à oublier.
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